Des solutions naturelles pour dire adieu au ventre ballonné

Posté le 2017/01/29

par Genuine Health


 

Ballonnements, œdème, abdomen distendu ou gonflé, rétention d’eau… peu importe comment vous l’appelez, c’est
un fléau gênant. Environ 70 % des gens éprouvent des troubles digestifs, et les ballonnements sont fréquemment au premier rang de la liste, particulièrement chez les femmes.

En général, vous n’entendrez pas les hommes se plaindre de ballonnements. C’est qu’ils n’en ont pas vraiment. La science en découvre toujours plus sur la différence entre Mars et Vénus, mais actuellement, voici ce que nous savons :

  • Selon la Dre Robynne Chutkan, gastro-entérologue et auteure des livres GutblissThe Microbiome Solution et plus récemment, The Bloat Cure, le tractus digestif des femmes est plus long que celui des hommes (d’environ 10 cm) et il est plus spiralé. Plusieurs experts croient que c’est à cause de la place qui doit être réservée au bébé en développement.
  • En règle générale, les femmes digèrent les aliments plus lentement et sont plus enclines à souffrir de constipation que les hommes. La clinique Mayo a réalisé une étude qui a permis d’observer une différence substantielle entre le temps de transit intestinal chez les hommes et les femmes (aussi appelé motilité intestinale). Chez les hommes, le temps moyen de transit intestinal est de 33 heures, tandis qu’il est de 47 heures chez les femmes, ce qui constitue une différence de 14 heures!
  • Plusieurs études récentes donnent à penser que le sexe (et les œstrogènes) a un rôle à jouer à cet égard. Chez les femmes, le stress peut provoquer des changements dans le microbiome. Les diverses étapes du cycle menstruel peuvent aussi influer sur la digestion et contribuer aux symptômes du côlon irritable. En ne se limitant plus au microbiome, un nouveau domaine d’étude porte sur l’effet des hormones sexuelles sur l’intestin (nommé microgenderome en anglais). Bien qu’il nous en reste beaucoup à apprendre, une chose est certaine : il existe des différences entre les hommes et les femmes! (1)

Cela ne signifie pas que les ballonnements sont acceptables chez les femmes. Ils ne le sont pas! Les ballonnements peuvent constituer des signes de troubles de la santé plus graves, mais chez la plupart des gens, il est possible de les réduire en modifiant légèrement l’alimentation et le mode de vie.

Nul besoin de vous étendre après votre prochain repas, et oubliez la colline de vêtements qui s’accumulent sur la chaise alors que vous cherchez quoi porter, voici quelques raisons pour lesquelles vous pouvez être aux prises avec des ballonnements et quelques solutions naturelles qui vous permettront de les oublier pour de bon.

 Les bactéries

  • Votre microbiome peut jouer un rôle dans les ballonnements, et il est important d’héberger une profusion de « bonnes » bactéries dans votre intestin. Elles contribuent à la digestion des aliments que vous ingérez et améliorent le péristaltisme (la succession de contractions du gros intestin qui favorise le transit intestinal) de même que la digestion globale. Selon une recherche clinique, les « bonnes » bactéries, par exemple lactobacilli et bifidobacterium, réduisent les ballonnements (2). 
  • Une profusion de « bonnes » bactéries, c’est ce qu’il nous faut! Mais l’endroit où elles se trouvent a son importance : les bactéries dans le gros intestin, c’est bien, mais une prolifération excessive de bactéries dans l’intestin grêle, c’est mauvais signe. Cette prolifération excessive des bactéries cause des ballonnements parce que c’est dans l’intestin grêle que les nutriments présents dans les aliments sont absorbés par l’organisme. Comme ce processus requiert peu de bactéries, quand elles sont trop abondantes, elles risquent de nuire au processus d’absorption, ce qui provoque des gaz et des ballonnements, particulièrement lorsque des aliments riches en glucides ont été consommés. Heureusement, il est possible de corriger cette situation! La recherche clinique permet de constater que les probiotiques peuvent y contribuer (3).

 

L’alimentation

  • Certains aliments provoquent des ballonnements chez certaines personnes. Soyez à l’écoute de votre corps pour découvrir les aliments qui sont en cause. Cela peut demander un certain temps, mais l’exercice en vaut la peine.
  • En règle générale, les produits laitiers, les aliments gras, le sucre, le pain et les grains contenant du gluten, les légumineuses et certaines crucifères, comme le chou et le brocoli, ne manquent pas de provoquer des ballonnements. Les gens chez lesquels une prolifération excessive de bactéries dans l’intestin grêle est observée parviennent souvent à réduire leurs ballonnements en éliminant les sucres et les glucides complexes de leur alimentation.
  • Évitez la gomme à mâcher et les boissons gazéifiées le plus possible, puisqu’elles augmentent l’air indésirable dans le tractus digestif.

  

D’autres facteurs

  • Le stress peut ralentir plusieurs fonctions « non essentielles », par exemple la digestion, et ce, par divers mécanismes. Votre intestin contient plus de neurones que la moelle épinière et on le désigne souvent à titre de « deuxième cerveau » ‒ ce qui se passe dans votre esprit peut influer sur votre intestin et vos processus digestifs! Par exemple, avez-vous déjà eu des « papillons » dans l’estomac? De plus, le stress peut provoquer des changements dans le microbiome, en en réduisant la diversité.
  • L’activité physique peut diminuer le temps de transit intestinal, réduisant la constipation et les ballonnements. De plus, des méthodes d’exercices, par exemple le Pilates, peuvent vous aider à renforcer votre paroi abdominale, ce qui contribue à rendre le ventre plus plat. 

(1)   Mulak, A. et coll. « Sex hormones in the modulation of irritable bowel syndrome », World J Gastroenterol, vol. 20, no 10, p.2433-48, 14 mars 2014, doi : 10.3748/wjg.v20.i10.2433.

(2)   Ouwehand, A. C. et coll. « Probiotics reduce symptoms of antibiotic use in a hospital setting: a randomized dose response study », Vaccine,  vol. 32, no.4, p.458-63, 16 janvier 2014, doi : 10.1016 et j.vaccine, 053, Epub, 26 novembre 2013.

(3)   Khalighi, A. R. et coll. « Evaluating the efficacy of probiotic on treatment in patients with small intestinal bacterial overgrowth (SIBO) -a pilot study », Indian J Med Res, vol.140, no. 5, p. 604-8, novembre 2014.